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Tout au bout de la gare grise...

Dernière mise à jour : 7 nov. 2018


Tout au bout de la gare grise

Un homme, assis sur sa valise, 

Un vieil homme à l'air un peu fou, 

Très las surtout. 

Dans cette gare loin de tout 

Un vieil homme, 

Comique en somme, 

Puisque la ligne est supprimée et qu'il revient

Chaque jour attendre pour rien... 

On le lui a bien dit qu'il n'y a plus de train

Alors pourquoi sur sa valise rester là 

Et regarder de son air las

On ne sait quoi dans le lointain ? 


Et si le train venait soudain ? 



Poème de René Quintrie Lamothe

Photo de Thierry Quintrie Lamothe



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22 comentarios


Très belle poésie laissant la part belle à l'observateur et à mille champs d'interrogations car tout ce que l'on sait de cet homme c'est qu'on ne sait finalement rien...

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Ça nous rappelle les poèmes d'autrefois, les poèmes qui nous disent toujours quelquechose, qui nous touchent profondément.

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Ce vieil homme et moi avons, peut-être un point commun ! J'aime aller dans les aéroports et dans les gares. Voir l'agitation, regarder les gens partir, les destinations me racontent une histoire, j'imagine ce qu'on peut y faire, et l'architecture... Celle des gares surtout ; quelle ingéniosité complexe ! Un pincement au cœur quand je quitte cette ferveur. Ça a l'air un tantinet comique, non ?

Ce vieil homme n'attend peut-être pas pour rien ou n'est pas fou ; au contraire il se remémore comprenant qu'un jour, tout prend fin. C'est le cycle d'une vie jadis belle et robuste, l'abandon s'intalle puis vient, inéluctablement, la fin... Et encore, est-ce vraiment la fin du voyage ?


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Aïcha Barnoussi
Aïcha Barnoussi
29 oct 2019

Cette gare je la connais, un bout du monde...et soudain surgit une mémoire sensible et votre poème réveille des images où un vieil homme permet de réaliser qu'attendre sur un quai de gare, loin de tout ; c'est peut-être aller au fond de soi-même pour porter dans une valise...bien plus que ce qui nous a été permis de croire.

Très touchant.

Merci

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En relisant ce poème, en le prenant docilement au pied de la lettre (ce qu'il faut parfois accepter ...) je me demande soudain si le vieil homme, connaissant/refusant l'évidence qu'aucun train ne viendrait le chercher ... a néanmoins rempli sa valise de ce qui pourrait lui servir ailleurs, une fois la gare franchie, une fois certaine frontière dépassée ? Impossible ou presque de s'asseoir sur une valise vide.

Le vieil homme a un secret, et il a raison.

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