Derrière la porte bleue
- poesiarevelada
- il y a 1 heure
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Et pourquoi pas
aller marcher sur ces eaux,
quand tu attends la nuit
et que tu entends ces gens
qui parlent derrière les murs,
ces gens cachés
derrière des fenêtres fermées,
derrière une porte
à la couleur bleue.
Et pourquoi ne pas les ouvrir,
aller voir derrière,
voir si tout est pareil qu’avant.
Et pourquoi pas
aller marcher sur les rêves,
là où je vois ces gens
se prendre la main
en marchant sous les lumières du soir.
Ces gens aux visages de solitude,
qui n’ont peur de rien,
à la démarche rapide.
Ils ont tous les mêmes rêves en tête :
avoir l’air de rien
et aller voir «ailleurs »
ce que leur vie leur réserve.
Il est temps de retourner
dans la rue aux fenêtres fermées,
à la porte
à la couleur bleue.
Quand plus rien ne fait mal,
les poings serrés,
tu te rappelles les petites choses de la vie,
celles qu’on oublie
quand tout va trop vite.
Le monde se fissure un peu
à chaque fois
que les gens qu’on a aimés s’en vont,
se perdent derrière ces murs,
derrière ces fenêtres fermées,
derrière cette porte
à la couleur bleue.
On voudrait hurler leur nom,
refaire le monde avec eux,
remplir le vide de souvenirs
chargés de cicatrices.
Viens un peu voir
ce qui se passe derrière ces murs,
derrière ces fenêtres fermées,
derrière cette porte
à la couleur bleue,
là où plus rien n’est vraiment important,
où tu ne te poses plus de questions,
où tout se débloque,
dérape,
tourne en spirale.
J’y arrive enfin,
dehors,
fragile
mais libre.
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Francois Lemos




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